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 Deux vies, un destin

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MrPhasme
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MessageSujet: Deux vies, un destin   Dim 13 Mar - 19:50

Cette affaire était épuisante. J'avais beau creuser, j'avais beau forcer, Asoka ne cédait pas. Personne n'aurait pu tenir aussi longtemps face à tant de méthodes. C'était inéluctable, elle disait la vérité. Elle n'aurait pas pu la cacher davantage, pas après tout ce que je lui ai fait subir. Et pourtant Allan semblait croire le contraire, et il continuait à me mettre la pression.

Cela faisait maintenant un mois qu'Asoka était retenue dans nos locaux. Un mois que je l'interrogeais tous les jours, sans une once de résultat. Encore et toujours, je me heurtais à un mur, si tenté qu'elle parvenait à me mentir depuis tout ce temps. Mais c'était tout bonnement impossible. Mais pourquoi alors s'acharner ? J'avais tout tenté, ou… presque. Il me restait une ultime solution, mais même moi je m'interrogeais : n'était-ce pas trop extrême ? J'allais rendre visite à Allan, comme tous les jours, et aujourd'hui j'allais lui soumettre mon ultime idée, mon ultime et dernier moyen de la faire craquer, si tenter qu'elle cachait la vérité depuis tout ce temps.

''Mr Harper ? Bien le bonjour.''

Je pris place et laissait ce dernier me répondre. Il me fit un bref résumé de la situation, bien que celle-ci n'avait guère changée depuis la veille. Puis, une fois qu'il eu fini, je repris la parole.

''Mr Harper, je vous ai déjà fait part de mon point de vue sur la question. Je pense qu'elle dit la vérité. Elle n'aurait pu la cacher plus longtemps. Cela dit, vu que vous insistez pour que je continue, je vous propose une dernière solution. Mais comprenez bien que cela comportera énormément de risque pour le sujet. Elle pourrait avoir des séquelles psychologiques irréversibles.''

Je marquai une courte pause, observant mon interlocuteur durant ce court laps de temps.

''Ma solution donc, serait la suivante : nous allons la ligoter à son lit, lui bander les yeux et boucher ses oreilles. Ainsi, nous allons la priver de deux de ses cinq sens primordiaux. Pour ce qui est des autres, elle ne pourra plus bouger, donc son sens du toucher finira par s'engourdir, elle ne boira pas la moindre goutte d'eau durant toute la durée de l'expérience, et pas la moindre odeur ne circulera dans la pièce que nous stériliserons au préalable. Il ne me faut que votre feu vert.''

Allan semblait se plonger dans ses pensés suite à ma suggestion, je l'observais longuement et pouvait même apercevoir un frisson parcourir le scientifique avant qu'il ne prenne la parole

"Je ne vous cache pas que cela ne me dérangerait pas, mais étant donné les capacités incontrôlables de la patiente Asoka, il me semble que ça ne serait pas le mieux à expérimenter…

- Pourtant, Mr Harper, je suis à court de solution. Il faut vous rendre à l'évidence : soit elle nous dit la vérité, soit elle a une résistance hors norme et ceci est ma dernière carte.

- Hm...''


Allan croisa les bras, d'un air sombre, il réfléchissait longuement en soupirant

''Il me faut votre autorisation, Mr Harper.
- Rah.... Vous n'avez pas un peu moins dangereux ?
- Non, Mr Harper. Vous m'avez déjà fait tout essayé. Cela fait un mois que j'expérimente toutes mes techniques d'interrogatoire.
- Que pensez-vous de la patiente...?
- Je pense qu'elle nous dit la vérité. Elle ne me semble pas posséder une grande force de caractère. Elle sait se faire entendre, mais je pense que cela provient davantage de l'entité surnaturelle qu'elle renferme en elle que de sa propre personnalité. Selon moi, elle est des plus honnête avec nous. Je ne suis pas psychologue, mais je pense que l'entité a sa propre conscience et que c'est d'elle que lui vient sa grande force morale.
- Elle ne cache pas son identité ?
- Cela m'étonnerait fortement.
- Hm... Soit. Si elle nous doit nous dire quelques choses, alors sa sera une fois qu'elle sera endoctriné.
- J'ai donc votre feu vert ?
- Non, laissez...
- Bien , mais dans ce cas je ne peux rien faire de plus pour vous.
- Bien, je vous donnes conger dans ce cas.
- Bien, merci, Mr Harper. Bonne journée.''


Sans un mot de plus, je saluai Allan et quittai la pièce. Je passai devant la cellule d'Asoka, l'observant pendant qu'elle dormait. Je n'aurais pas aimé me trouver à sa place, car je savais qu'Allan lui réservait, mais n'osait y songer.




______________________________________________________


La douleur était telle qu'il avait l'impression qu'on lui arrachait la moitié du corps. Quand Brian ouvrit les yeux, il ne vit que des formes brillantes, qui lui déchirèrent la vue, et qui étaient trop indistincte pour qu'il puisse déterminé la nature l'endroit où il se trouvait. Sa tête tournait, lui faisait mal, son flanc était en feu, il lui donnait l'impression que sa peau était étirée au-delà du possible et que chaque centimètre de celle-ci était transpercée par des lames affûtées.

Il sentit aussi que sa respiration était bloquée. Il luttait, il forçait, mais l'air ne parvenait pas à se frayer un passage jusqu'à ses poumons. Il suffoquait, incapable de respirer, quand tout à coup, une brèche. L'air s'engouffra à une vitesse hallucinante dans sa gorge, puis traversa la trachée pour aller remplir les sac de chair du gaz vital. Prenant alors le temps d'apprécier autant qu'il le put cette grande bouffée d'air, il oublia temporairement la douleur de sa blessure au flanc. Mais quand celle-ci se rappela à son esprit, elle lui arracha un hurlement de douleur.

Il tenta de se redresser, de prendre son flanc dans ses mains, de quitter cet endroit, car il n'avait qu'une chose en tête, et ce malgré la douleur : Asoka. Sa vue, qui était alors encore troublée par la douleur et son réveil soudain, commença à s'éclaircir peu à peu. Il put alors distinguer des murs blancs, un sol de couleur unie, qu'il n'arrivait pas à déterminer, et les lueurs se précisèrent en prenant la forme de lampes incrustées dans le plafond. Des néons, à la lueur blanche, qui lui permirent avec le reste de son environnement de comprendre où il se trouvait. Il était à nouveau à l'hôpital.

Il continuait de forcer son corps à se redresser, sans comprendre immédiatement d'où venait cette résistance qui l'en empêchait. Il remarqua alors qu'il était fermement attaché au lit par des sangles épaisses et solidement fixées. Il lui était donc impossible de bouger, et pourtant, Brian continuait de se débattre, hurla avec rage. Deux infirmières arrivèrent alors avec précipitation dans sa chambre, suivies par un visage que le vagabond reconnu immédiatement. Cette vision suffit à le calmer, son attention se reportant sur lui.

''Docteur Harper …''


Dernière édition par MrPhasme le Sam 9 Avr - 15:51, édité 2 fois
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Le conteur
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MessageSujet: Re: Deux vies, un destin   Mer 6 Avr - 15:15


Asoka était dans son lit, couché en position fœtal. La pauvre ne savait plus quoi faire et semblait totalement perdu... Elle s'était laissé aller au sommeil jusqu'à entendre un bruit de pas devant la porte de sa cellule. Elle ouvrit alors les yeux et voyait avec crainte l'inspecteur qui l'observait silencieusement. Le corps entier de la nonne frémit de peur en voyant cet homme qui l'avait fait tant souffrir pour avoir toujours les mêmes réponses.

Pourtant, la jeune femme était résolu, elle voulait contrôler Athêm et ne pas se transformer en dragon, car elle ne voulait pas faire de mal... Prenant son courage et sa gentillesse à deux mains, elle dit d'une petite voix tremblante avec un air un peu inquiet pour l'inspecteur.

" Bon.. Bonjour Inspecteur, vous allez bien, on dirait... Q.. Que vous semblez soucieux, ais-je fais une bêtise...? "

La petite dame était toujours allongée en position fœtal, collée à la paroi du mur en métal. Elle avait très peur de lui, mais sa capacité à se soucier d'autrui prenait toujours le dessus... Asoka se remémorait avec angoisse tous les interrogatoires qu'elle avait alors subi jusque là, priant pour ne pas devoir en affronter encore un... Son frêle corps luisait alors doucement, ses yeux prenant cette allure céleste.

____________________________


Il était 14 heures, j'étais dans la salle de repos à discuter avec deux brancardiers de l'hôpital de tous et de rien en buvant un café, j'étais en réalité pensif et intriguer par un patient que j'avais reçus il y a de ça un mois. Je l'avais déjà reçu auparavant, monsieur Fresler...
Il était à deux doigts de la mort quand les urgences l'avaient trouvé devant l'hôpital, gisant au sol peu de temps après l'attentat à la cathédrale St-Luc déclaré par les médias de la ville. Était-il donc pour quelques choses dans tous ça ? Je me ressassais longuement nos discussions lors de notre première rencontre, quel bêta cet homme là.
Il avait fuit l'hôpital surement pour revoir cette Asoka, qui, à ce que j'ai compris, à provoquer l'attentat d'il y a un mois. Mon patient à dû vouloir intervenir pour la sauver et c'est donc en toute logique, fait plomber par la milice. Cela faisait 32 jours qu'il était dans le coma, on ne sait presque rien de lui, il me tardait d'en savoir plus s'il survivait à ses blessures.

Alors que notre conversation avec le personnel dévier sur le sexe, j'entendis un hurlement guttural depuis la salle de repos. Serais-ce ?
L'adrénaline du personnel environnant, ainsi que le mien ne fit qu'un tour, tous avait accouru dans la chambre d'où provenait les cris. C'était bel et bien la chambre de mon patient Brian, j'ordonnais de n'avoir pas tant de monde dans cette pièce au risque de l'effrayer et l'homme ne pouvait s'évader car je l'avais par acquis de conscience, lier au lit par les sangles les plus solides de l'hôpital. Ahhh, mon grand dadé, voilà que tu fais surface.
Deux infirmières étaient à mes côtés, pour ma part, j'avançais jusqu'au lit avec un grand sourire assez charmeur et assuré.

''Docteur Harper …''

Me dit-il de sa voix perdu et essoufflé.

" C'est bien moi monsieur Fresler. Eh bien, il ne fallait pas vous mettre dans un état pareil pour qu'on puisse se revoir grand fou, un coup de téléphone pour un rendez-vous en tête à tête et c'est moi qui serais venu plus vite que l'éclair. " Ce trait d'humour passé, je dis avec compassion. " Comment vous allez ?  Vous savez, vous nous avez refait la belle au bois dormant version gros ours mal léché ? Ça fait un mois que vous n'aviez pas refait surface ! Christine, Jeannine et moi, on était très inquiet... "

J'avais désigner les deux infirmières pour les taquiner, ils fallaient un trait d'humour pour détendre l’atmosphère pesant. Car je sentais bien qu'entre le personnel et mon patient, la vigilance et surtout la peur régnait.
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MrPhasme
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MessageSujet: Re: Deux vies, un destin   Sam 9 Avr - 15:50

J'observai Asoka. Je ne parvenais pas à la cerner. Comment pouvait-elle faire preuve ainsi de tant de générosité et d'altruisme dans une situation pareille ? De plus, je pouvais devenir à l'aspect luminescent de son corps et de ses yeux qu'elle contenait avec peine sa rage, sa colère. L'instinct animal de la créature mythologique qu'elle abritait en elle semblait lutter de toutes ses forces pour prendre le dessus … intéressant. Je consignai cette observation en griffonnant rapidement quelques mots sur mon rapport, puis je pris une grande inspiration.

''Je vous plains, Asoka. La situation dans laquelle vous êtes vous dépasse totalement, et vous n'avez pas la moindre idée de ce qui vous attends. Si vous continuez à protéger les personnes qui vous sont venues en aide et à cacher les informations dont nous avons besoin, je ne donne pas cher de votre peau. Je regrette d'en être arrivé là Asoka, car ce qui va suivre, même moi je ne le souhaiterais à personne. Adieu, mademoiselle Sa-Rê.''

Je quittai alors la pièce dans un silence de mort, faisant lentement volte-face pour retourner à mon bureau. Asoka allait passer les pires moments de sa misérable vie, qui allait sans doute s'achever suite à son séjour à Eternal. C'était une Nobody, un être que j’abhorrais plus que tout sur cette terre, et pourtant, même à elle, je ne pouvais lui souhaiter un tel traitement que celui qui l'attendait. Pauvre Asoka, même moi, j'avais pitié de toi.


____________________________________________________________________


Un coup de tambour. Deux coups de tambour. Trois coups, quatre coups, cinq … six … Ce bruit, si sourd et si puissant à la fois … Les battements de son cœur rendaient Brian fou. Il avait l'impression de n'entendre qu'eux, mais peu à peu, alors qu'une silhouette familière s'approchait de lui, le son ambiant semblait se rétablir. C'était le docteur Harper, le seul visage familier que Brian reconnaissait dans cet hôpital. Ce dernier arriva rapidement, sans doute alerté par les cris que le vagabond avait poussés à son réveil, et calma immédiatement son patient par sa simple présence rassurante.

Harper glissa une petite touche d'humour, dans le but de détendre l'atmosphère, puis reprit un ton un peu plus sérieux, tout en restant rassurant. Il révéla alors à Brian la durée de son coma. Un mois. Un mois entier durant lequel il était donc resté immobile, impuissant pendant qu'Asoka se faisait sans doute torturer de toutes les pires façons qu'il pouvait imaginer par Eternal. Un mois … À cette nouvelle, son cœur se remit à battre de plus belle, et les coups de tambours résonnèrent à nouveau, l'assourdissant et le rendant totalement hermétique au monde extérieur. La peur lui saisit alors les entrailles, lui provoquant des douleurs imaginaires mais terribles. Elle semblait même se personnifier, posant une main sur l'épaule de Brian et relevant son visage pour le forcer à regarde un spectacle horrible, celui de sa protégée subissant des sévices qu'il n'osait même pas imaginer des mains des hommes d'Eternal. Horrifié, terrorisé devant cette hallucination qui lui paraissait logiquement des plus réelles, Brian s'agita dans son lit d'hôpital, tentant de se défaire de l'étreinte de ce spectre de la peur qui le maintenait immobile.

Il lui fallu du temps pour comprendre qu'aucun spectre, qu'aucune main ne le retenait, mais seulement des sangles solidement attachées à son lit, pour l'empêcher de fuir à la première occasion. Car c'était bel et bien ce qu'il avait fait la dernière fois, s'enfuir. S'enfuir pour aller retrouver Asoka. Et c'est ce qui avait causer tout ça, toute cette boucherie, cette tuerie, tous ces morts … Lentement, la peur et l'adrénaline laissèrent place à la honte, la culpabilité et le chagrin. Brian ressentit une vive douleur dans la poitrine, comme si son coeur était traversé de part en part par des lames affûtées, une pour chacune de ses erreurs. Des larmes se mirent à perler sur ses joues, la tristesse l'envahit. La culpabilité aussi : tout était de sa faute. Il avait laissé sa bestialité prendre le dessus, et son esprit de vengeance l'avait alors pousser à commettre des actes horribles, au grand jour et attirant l'attention de tous. Il comprit alors que c'était par sa faute et ses agissements qu'Eternal avait pu trouver Asoka et intervenir. Si elle était aujourd'hui captive et servait de cobaye à ces monstres, c'était de sa seule faute.

Brian n'avait plus foi à fuir. Il était détruit, brisé. Après son réveil et les explications du Docteur Harper, il ne prononça plus un mot pendant des semaines. Physiquement, il se rétablissait sans problème. Il mangeait et buvait normalement, ses os brisés se consolidaient, ses tissus déchirés se reformaient, et ses cicatrices également. Toutes sauf une : celle sur son coeur. Cela faisait maintenant des semaines qu'il était réveillé, et qu'il se murait dans le silence, ne parlant que durant son sommeil, pleurant et gémissant, ne prononçant qu'un seul et unique mot : Asoka.

Un matin, alors que le docteur Harper venait lui rendre visite comme à son habitude, la langue du blessé se délia pour la première fois en deux mois de mutisme.

''Tout est de ma faute.''
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